|
On rencontre encore ça et là dans nos campagnes ces anciens manoirs qui réveillent toujours un mélancolique intérêt. Un saisissement indicible pénètre l'âme quand on contemple ces lieux, jadis animés par le bruit des armes et les pompes solennelles, aujourd'hui silencieux et désolés. Sous ces voûtes, demeurées closes, en quelque sorte, pour l'histoire depuis les Templiers , et où les siècles intermédiaires n'ont jeté aucun fait qui fasse distraction et confusion; l'imagination se représente ces vaillants chevaliers à la figure grave et noircie par le soleil de la Palestine, ces héroïques victimes de Philippe-le-Bel, plus nettement et plus vivement qu'à l'aspect des temples des grandes cités où se pressent tant de souvenirs de toute époque.
Réédition de l'oeuvre imprimée en 1861
592 Pages
|